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Mélenchon, ferme ta gueule.

 
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geoffBG
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MessagePosté le: Lun 19 Mar - 18:45 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

Le « Front de gauche » est véritablement emblématique de la décomposition de toute culture politique anticapitaliste, il s’agit d’un véritable parti tribunicien qui aspire les angoisses de la classe- moyenne / petite- bourgeoisie en déclassement par temps de crise, à laquelle il apporte des réponses réactionnaires pourtant éculées.
On troque une critique de la « valeur », et donc de la « marchandise » pour une critique de « l’argent » qui, en lui-même, ne signifie rien (l’argent n’est qu’une forme particulière de marchandise), on troque une critique de l’économie capitaliste, compris comme mode de production et rapport social, contre une critique des « excès » de la « finance » et des « élites », on remplace des notions économiques rigoureuses comme « bourgeoisie » et « prolétariat » par des notions idéologiques, creuses et démagogique comme « peuple » et « élite », on remplace la dialectique et la lutte des classes par un manichéisme vaguement complotiste (« oligarchies financières », « pouvoir de l’argent », les « très, très riches ») bref : on a là le « socialisme des imbéciles » qu’on retrouve de « Mein Kampf » jusque dans la bouche d’un Alain Soral et dans le programme économique du Front National … mais aussi au Front de gauche, dans les colonnes d’un torchecul républicain comme « Marianne », ou encore dans la bouche des « Indignés » français, simplement amputé de son versant xénophobe.


Il faut arrêter avec les abus de langage, ce type de discours n’est pas social- démocrate mais réactionnaire, et ne constitue pas un tremplin vers la radicalité mais une entreprise de crétinisation de grande ampleur de toute contestation réelle.
Le discours de Mélenchon n’est pas superficiel mais carrément décomposé, profondément médiocre et incohérent pour qui a deux sous de culture politique, tous les éléments du fascisme s’y trouvent larvés : patriotisme braillard faisant de l’Etat une fin (et non pas un moyen, comme la sociale- démocratie historique) ; éloge naïve d’un passé jugé « vertueux », c'est-à-dire le capitalisme industriel d’un bon temps révolu, entre Conseil National de la Résistance et Trente Glorieuses, avant que les excès de la « finance mondiale » ne viennent précipiter la « belle » France dans la décadence ; abandon de la lutte de classe et de la dialectique au profit d’une critique complotiste des « élites » (c'est-à-dire la critique d’un groupe d’individus et non d’un rapport social) … tout ce mauvais populisme réactionnaire explique le nombre important d’antisémites et de conspirationnistes dans sa base militante … et le fait que le nouveau GUD d’Assass (association d‘extrême- droite) recommande dans son journal (Le rat qui rit N°1) la lecture du livre « Qu’ils s’en aillent tous » de Mélenchon, aux côtés des œuvres de Soral et de Zemmour.


Ce qui gène profondément toute cette petite- bourgeoisie, qui se découvre une « indignation », n’a jamais été l’existence d’un prolétariat, mais le risque désormais imminent de son propre basculement dans celui- ci à la faveur de la crise.
Et l’on sait historiquement quelle diarrhée fasciste la classe- moyenne / petite- bourgeoisie est capable de chier quand elle se crispe.
Ainsi certains de nos camarades caressent le vote Mélenchon en arguant que « ce que Mélenchon dit, c’est mieux que rien ».
Comme le disait ce slogan du Parti de Gauche : « Mieux que rien, c’est pire que tout ».


S'ils doivent "tous s'en aller", que Mélenchon commence par donner l'exemple, ferme sa gueule et se casse.
"Celui qui donne sa voix reste muet" dit le proverbe, il n'y a rien à attendre des partis, des politiciens, et du vote, notre émancipation sera notre oeuvre collective ou ne sera pas.
Les seuls outils sont le tissage permanents de liens de solidarité et de luttes, l'auto-organisation du prolétariat dans les syndicats, les collectifs de quartiers, les coordinations, la grève générale, l'expropriation et la communisation.
Et que crève les démagogues !
_________________
C'est pas pour me vanter, mais j'ai rien compris.


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MessagePosté le: Lun 19 Mar - 18:45 (2012)    Sujet du message: Publicité

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FloBG
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Inscrit le: 13 Mar 2012
Messages: 43
Localisation: et destruction

MessagePosté le: Lun 19 Mar - 19:13 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

Un texte plus vieux, qui va dans le même sens:


"Camarade Mélenchon"
Lettre ouverte à un aboyeur public de plateaux télé
 
Citation:
«La loi conserve, la révolution régénère. Si l’on veut donc changer, il faut commencer par briser la loi. Prétendre que la révolution peut se faire en respectant la loi est une aberration, un contresens. La loi est un joug et qui veut s’en libérer doit le briser. Quiconque fait miroiter aux travailleurs l’émancipation du prolétariat par la voie légale est un escroc, car la loi interdit d’arracher des mains des nantis la richesse qu’ils nous ont volée. Leur expropriation au bénéfice de tous est la condition essentielle à l’émancipation de l’humanité.» 
Citation:

Ricardo Flores Magon, révolutionnaire anarchiste mexicain.

 
Cher camarade, si je t’écris, ce n’est pas pour parler de ton plan de carrière électoral, ou même de discuter le fond des méthodes que tu te donnes pour faire la révolution «citoyenne».
 
Du moins, pas seulement.
 
Si je prends la peine de t’écrire, c’est surtout pour te mettre face à tes responsabilités. Car je crois qu’il existe en toi, ou au moins en ceux et celles qui t’entourent une lueur de lucidité qui justifia qu’on pris la peine de tenter de te faire entendre raison, au moins pour quelques minutes. L’initiative de ce courrier fera sans doute rire quelques compagnons ou camarades, mais elle aura le mérite d’exposer publiquement quelques problèmes essentiels et cruciaux dans le cours des événements, révoltes populaires d’ici et d’ailleurs, passées, présentes, et bien sûr futures. Tu es prévenu d’avance : ce n’est pas une lettre piégée. Ni ta santé ni ton intégrité physiques ne sont menacées.
 
Tu comprendras dès lors que si je t’appelle camarade, c’est plus par détachement que par conviction ou réelle camaraderie. Et si je te tutoie, c’est pour te faire comprendre le sens du mot «égalité», et la niaiserie abominable des codes bourgeois qui voudraient qu’en ces circonstances, la gravité de ma lettre ait l’air plus solennelle en te vouvoyant. Cela n’a rien à voir avec l’attitude typiquement patriarcale que tu portes partout où tu vas, ce côté «bonne France» que tu aimes tant mettre en avant, façon «claque sur l’épaule», caricature du «gentil petit commerçant» qu’on croirait tout droit sorti d’une publicité pour de la charcuterie.
 
Du reste : les escrocs ne sont pas mes camarades.
 
Oh, bien sûr, tu t’offusqueras peut-être qu’on «t’insulte» de la sorte. La lecture te rebutera peut-être dès lors. Tu n’en feras peut-être pas démonstration, puisque moi, je ne suis personne. L’indignation publique est ton larron. Tu aimes à te donner en spectacle. Certains te traitent même de «Marine le Pen de Gauche». La diabolisation est une technique qui a fait son temps, et je n’irai pas jusque là. Je ne vois pas en toi un diable, ou alors c’est un pauvre diable. Tu n’es pas encore un fasciste. Tu n’es qu’un politicien comme il y en a d’autres. Je me contenterai simplement pour ma part de valider la thèse selon laquelle il y a dans tes discours et ta démarche un fonds marqué de populisme bien français. Mais attention : dans ma bouche, à moi qui ne suis ni journaliste aux ordres, ni personnage public, ni bourgeois, ni flic, ni propriétaire, ni actionnaire, ni politicien, ce mot n’a pas le même sens. Je ne te reproche pas de t’intéresser aux souffrances du «petit peuple», ou de flatter son sens de la révolte, ni de parler de l’endoctrinement qu’on lui réserve dans le «cours normal des événements» de la machine de guerre capitaliste.
 
Celà, à la rigueur, c’est tout à ton honneur. Tu n’as pas que des défauts, et tes rares qualités notoirement publiques sont en général celles que la bourgeoisie et les médias dominants voient comme des tares. C’est bien logique, puisque les intérêts des exploités sont antagonistes à ceux de la classe dominante, leur système de valeurs étant nécessairement inversé : ce qui ne veut évidemment pas dire que tout ce qui «dérange» est positif. Non, par populiste, j’entends prendre «le peuple» (cette dénomination informe que flattent aussi bien tous les politiciens en général, que les pires autoritaires qu’on puisse imaginer en particulier, et qui masque aussi les divisions de classes) comme assise d’un discours et d’une carrière, s’en faire le porte-parole auto-proclamé, et donc parler à sa place. Cela, tu le sais puisque je ne suis pas le premier à te faire la remarque.
 
En ce qui me concerne, et je suppose que c’est le cas de la plupart de mes camarades et compagnons, je ne ressens pas le besoin qu’on parle à ma place, et qu’on me flatte. Avant d’être un anarchiste, je fais aussi partie de ce que les gens comme toi voient comme «le peuple», un anonyme parmi les anonymes, un dépossédé, quelqu’un qui n’a aucun pouvoir sur l’emploi de sa vie et qui le sait, et qui n’a d’autre ressource pour survivre que sa force de travail ou au moins sa détermination. Qui par conséquent, est amené à parier sa vie sur l’hypothèse d’une révolution sociale et d’un changement radical dans la société.
 
Et lorsque je dis cela : ma voix compte pour un. Je ne parle pas à la place des autres. Je parle en mon nom, et mon nom uniquement. Lorsque je parle de la situation de mes camarades, de mes amis ou de ma classe, j’en parle uniquement parce que je la partage non seulement dans mon cœur, mais surtout dans ma chair : parce que cette situation est aussi la mienne, même si il existe toujours plus pauvre et plus déshérité que moi. Bien sûr, tu n’es pas un populiste du seul fait que tu parles pour les autres : ça, c’est la politique. Tu es en outre un populiste parce que tu critique les élites et flatte le «peuple» lorsque tu n’es ni du peuple, ni véritablement de l’élite : tu es un tribun, qui repose sur le peuple et aspire à créer une nouvelle élite, la sienne. Celle des bureaucrates et des dirigeants de cette gauche qui aspire non pas à renverser le capitalisme, mais seulement à améliorer le sort des pauvres : rendre plus «humaine» l’exploitation, arrondir les luttes de classe.
 
Bref : réformer, et non faire la révolution, soutenir la veuve et de l’orphelin en allongeant d’encore un siècle l’exploitation si il le faut à cette seule fin de s’en assurer le statut de «défenseur». Plus qu’un Tartuffe, tu es un philistin de gauche. Même pas un Robespierre en puissance, un bourgeois gentilhomme à la rigueur.
 
D’autre part, et comme je l’énonçais au début de mon courrier, cette attitude viriliste que tu traînes, typique aussi de la caricature du tribun énervé enfermé dans l’image médiatique rassurante du bouffon sautillant n’est pas étrangère à certaines de tes idées.
 
La revendication d’être un «ardent patriote», reliée à celle de l’inspiration de «ce qui se passe en Amérique du Sud» avec les «mouvements sociaux» (émission «C dans l’air», 23 janvier 2011) n’est pas pour rassurer ceux qui pensent en effet que tu es un populiste : elles confirment plutôt cette idée jusqu’à la nausée. De plus, à qui songes-tu lorsque tu parles de l’Amérique latine dont tu ne connais visiblement rien ou pas grand chose ? À la Bolivie d’Evo Morales, son «prix Kadhafi des droits de l’Homme», son opportunisme politique et la situation désastreuse des paysans pauvres, et les banques qui ne s’y portent pas si mal, son catholicisme conservateur et la conséquence sur la liberté pour les femmes où l’avortement est toujours illégal, et où comme écrivaient sur les murs les Mujeres creando «Il faut être courageux pour être pédé» ou encore que «Si Evo avait un utérus, l’avortement serait nationalisé» ? Peut-être penses-tu au Vénézuela de Chavez et son «autogestion» sous surveillance qui n’a rien remis en cause du mode de production, à ses discours télévisuels interminables de propagande lénifiante, sa répression de l’opposition révolutionnaire, son éducation militarisée et sa logomachie aux références religieuses et bourgeoises (respectivement, à Jésus et Bolivar) ou peut-être aux magnats locaux du pétrole qui soutiennent son régime ? Non je sais, tu pensais sans doute à Cuba ? Nous ne sommes pas dupes. Cette gauche-là nous rappelle ce qu’en disaient les révolutionnaires espagnols : «Le socialisme dans la discipline, c’est la caserne».
 
On peut aussi jouer sur les mots, et prétendre qu’on entend par «révolution» ce qu’entendaient par là les «réformateurs» du XIXe siècle, et que la fin est sensiblement la même, même lorsque les moyens diffèrent.
 
C’est là que vient le point de rupture : pour nous, la fin est inséparable des moyens, et si tu ne veux pas réellement abolir les élites, alors tu n’es pas contre le principe du pouvoir comme coercition, tu n’es pas contre le fait que cette société soit divisée en classes, tu n’es donc pas contre le fait qu’il y ait des pauvres et des riches, et tu ne pourras donc jamais empêcher qu’une élite (qu’elle soit bourgeoise ou bureaucratique) au service de ses propres intérêts ne se constitue, etc…
 
Tu ne veux donc pas qu’il n’y ait plus ni pauvres, ni riches, tu veux seulement que les riches soient un peu moins riches, et les pauvres un peu moins pauvres. Tu es un philanthrope en somme. Un «ami des pauvres et des exploité-e-s» : mais la révolution n’a pas besoin d’ami-e-s, elle a besoin de révolutionnaires, et à pareille mesure et en premier lieu de révolté-e-s, et d’insurgé-e-s.
 
Et pour détourner l’affront de la Convention fait à Lavoisier «La révolution n’a pas besoin d’apprentis sorciers» qui lui dictent la bonne conduite à adopter, celle qui se fait avec le crédit amadoué de la loi et de l’ordre, du droit consacré en remplacement du Veau d’or.
 
Tu ne saisis peut-être pas encore bien de quoi je veux parler, ne t’en fais pas, j’y viens.
 
La révolution, au juste : Qu’est-ce à dire ? L’encyclopédie nous indique qu’elle peut être politique, et impliquer un changement de régime, d’institutions, etc. Et qu’elle peut aussi être sociale : c’est-à-dire qu’elle implique un bouleversement dans les hiérarchies sociales, l’organisation de la société et aussi un soulèvement de la population contre l’ordre établi.
 
Les communistes, ou les collectivistes, et la plupart des anarchistes définissent la révolution sociale, comme ayant au moins comme critères minimaux l’expropriation violente de la classe dominante par les exploité-e-s, et la destruction des institutions assurant la domination de classe : à savoir l’État. Même si les autoritaires sont pour la remplacer par un autre État — sorte de despotisme éclairé —, tous concèdent que sans destruction de l’appareil d’État et expropriation : pas de réelle révolution. Ce qui sous-entend, comme le pensait Marx, qu’une révolution est nécessairement politique et sociale : l’histoire a prouvé le contraire. Il est vrai que nombre de révolutions «politiques» n’aboutissent pas à une véritable révolution sociale. Cela signifie-t-il pour autant que le véritable changement social se dispense de tout bouleversement dans les institutions ? Certainement pas. Si il y a bien aujourd’hui un pays sur terre où on ne touche aux fondations de la société que par cas de guerre ou de menace révolutionnaire : c’est bien la France. Tu le sais, puisque tu te proclames vertement et à qui veut l’entendre républicain.
 
D’autre part, les récents événements en Tunisie démontrent qu’on peut très bien avoir une «révolution politique» qui implique quelques réformes, mais pas de réel changement dans les institutions, et moins encore dans les fondements de la structure de la société : pas de révolution sociale. Tout juste un changement de propriétaire. Soulèvement que tu n’oses même pas soutenir complètement, dans ta peur irrationnelle des classes populaires (et nous dirons pourquoi).
 
Ils démontrent aussi que dans l’euphorie générale de la petite-bourgeoisie libérale et son enthousiasme pour cette «révolution du jasmin» (comme ils aiment à l’appeler), la révolte des pauvres contre leurs conditions d’existence, des émeutes du logement en passant par les mutineries des prisons de Tunisie où on assassine, jusqu’aux commissariats de la torture que les insurgés ont passé par le feu, une partie essentielle de la rage populaire est passée sous silence au profit des velléités d’une partie de la gauche et des autres réformistes qui prétendent craindre «le chaos».
 
Ils aiment en réalité le désordre qui leur permet de se recréer les conditions favorables qu’ils n’ont jamais osé créer eux-mêmes, où les pauvres doivent encore se charger du sale boulot, et affronter les balles à leur place. Ils apprécient ce désordre-là, mais pas lorsqu’il les menace d’abolir leurs petits privilèges.
 
Ce sont les mêmes qui en France, comme toi, iront fêter la prise de la Bastille le prochain 14 juillet : ironie du sort. Les mêmes qui ici, fêtent en opportunistes la Troisième République et son drapeau tricolore, celle qui écrasa la Commune et mena la boucherie de 14-18.
 
Revenons-en à nos histoires : Toi, tu n’es donc ni communiste, ni collectiviste, ni anarchiste (nous nous en doutions, rassure-toi), puisque dans tes promesses et tes discours, rien ne correspond à ces définitions minimales que nous avons vu précédemment.
 
Mais alors : qu’es-tu donc ?
 
Un opportuniste ? Un populiste ? Un poujadiste de gauche ? Un fasciste ?
 
Non, tu es bien un escroc, comme le définissaient les magonistes : quelqu’un qui promet aux exploités un changement radical par la voie légale, qui prétend vouloir la révolution et refuse de s’en donner les moyens. Tu es un moraliste qui ne s’applique pas sa propre rigueur. Un rejeton patriotard mal digéré de la social-démocratie française. Mais pourquoi te dire tout cela ?
 
Si je t’écris, camarade Mélenchon, c’est parce que par ta faute notamment, aujourd’hui un de nos camarades est en prison. Pas ton camarade : le nôtre. «Quoi ? De par ma faute à moi ? Jean-Luc Mélenchon ? Quelqu’un est en prison ? De quoi s’agit-il ?»
 
Je rêve : tu ne feras sans doute pas l’offusqué, tu revendiqueras peut-être le fait qu’on enferma grâce à toi, honnête citoyen Mélenchon, les «personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police».
 
Si cette affirmation n’était pas mensongère concernant la manifestation concernant le «camarade Ninja» — puisque affirmer sans preuve c’est mentir — pendant le dit «mouvement pour les retraites» : elle serait risible. Mais je n’ai pas envie de rire. L’un de mes camarades est en prison : en grande partie par ta faute. Et ce prisonnier n’est pas qu’un numéro d’écrou. Il a un nom. Son nom a été jeté en pâture à la presse, tu le retrouveras facilement, tu le sais peut-être déjà. Tu as dû le savoir, et passer à autre chose en te disant «Ah, encore un de ces anarcho-autonomes, il avait qu’à pas faire le con» : bref, une merde dans ce goût-là.
 
Mais si il est vrai que l’accusation d’infiltration n’est pas qu’une «vieille ficelle de l’extrême-gauche» et que la police a toujours infiltré les manifestations et a fortiori les milieux révolutionnaires et les révoltés à la fois pour le renseignement, mais aussi pour tenter de les manipuler et les pousser à l’erreur qui précipite la répression ou les «lois scélérates», il n’en est pas moins vrai qu’assimiler tout acte de révolte spontané, ou toute forme d’attaque contre la propriété privée au fait d’une «police infiltrée» ou d’une «manœuvre politicienne» relève, plus que de la paranoïa, du complotisme délirant typique d’une gauche réformiste qui supporte d’autant moins la violence des exploités contre la propriété privée ou ses défenseurs qu’elle prétend que celle-ci est sacrée et qu’une révolution doit se faire sans violence ni «mettre en danger personne».
 
Quitte, le cas échéant, à appuyer le fait qu’on emploie la violence de la police défendant le système qu’on prétend combattre pour écraser les révoltés qui ont osé utiliser «la violence» : celle, moins sacrée, qui s’attaque à la propriété privée ou à ses défenseurs enrégimentés ou sans
uniformes.
 
Une curieuse interprétation de la non-violence gandhienne : peut-être me le concéderas-tu.
 
On en voit ici les restes des méthodes dialectiques périmées des vieilles chapelles trotskistes qui à défaut d’accepter leurs erreurs et remettre en cause leur doxa, préfèrent toujours arranger la réalité sous la grille d’analyse de leurs théories : même lorsque celles-ci impliquent de se mentir à soi-même et d’échafauder les pires délires conspirationnistes, quitte à mettre réellement des gens en danger.
 
Si il est vrai que des flics se sont effectivement fondus parmi les manifestants, et même déguisés en service d’ordre syndical avec autocollants CGT pour arrêter les «trublions» lors du mouvement contre la réforme des retraites : il est aussi vrai que ce sont des camarades autonomes, anarchistes ou anti-autoritaires qui ont les premiers fait ce constat, en l’exposant dans des articles sur les IndyMedia, sur des blogs internet, ou en multipliant les méthodes en manifestation pour les visibiliser (pancarte à flèche «Flics infiltrés», les montrer du doigt, etc…).
 
Mais faire ce constat n’autorise personne à prétendre que tout «débordement» est une «erreur» ou une «faute», une diversion qui est soit «l’œuvre de la police», soit l’œuvre de «casseurs dépolitisés sans réflexion politique» qui «font le jeu du pouvoir et/ou de la police». Parce que c’est un mensonge qui en implique d’autres. Parce que c’est une vue de l’esprit qui arrange une vision du monde déformée pour correspondre à quelques intérêts particuliers : les tiens, et ceux des bureaucrates et dirigeants qui pensent comme toi.
 
Du reste camarade Mélenchon, je te retourne la question : quand ce genre de déclaration déchaîne les foudres de la presse bourgeoise (Figaro, TF1 et LCI en tête) et celle de la police qui «blessée dans son honneur» part en croisade pour prouver que le «Ninja» n’était pas un des leurs, et que ce dernier va payer cher le fait de s’être trouvé à ce moment-là devant les caméras de BFM TV qui ont transformé un fait malheureux dans l’agitation d’une émeute pour tenter d’empêcher un lynchage, en «prise de kung fu» avec vue en contre-plongée. À l’heure des procès politiques qui ne disent pas leur nom, des détentions provisoires interminables et de la violence inouïe déployée contre des contestataires qu’on veut réduire au silence (comme pour les deux anarchistes actuellement emprisonnés à la Santé depuis quelques semaines — Dan et Olivier — suite à des tags en soutien à l’insurrection en Algérie et Tunisie), toi, tu ne trouves rien à dire, sinon que tu ne soutiens pas «ceux qui sont contre l’État» (déclaration à propos des inculpés de Tarnac) quitte à grossir encore les taules.
 
Donc tu soutiens l’État ? Celui qui enferme, ce même État qui défend la bourgeoisie, criminalise les luttes populaires et les luttes de classes, et emploie mille manœuvres pour rendormir ton peuple chéri dans le sommeil angoissé du quotidien de l’exploitation ?
 
Ce qui m’amène à une ultime question : De quel côté de la barricade penses-tu être, camarade Mélenchon ? En ces circonstances : Qui fait le jeu du pouvoir ? Qui fait le jeu de la police ? Qui aurait mieux fait de fermer sa grande gueule en novembre 2010 ? Qui n’a pas été inquiété par le pouvoir pour ses dires, ses faits et gestes ? Qui fait les plateaux télé chez Drucker, et qui croupit en taule aujourd’hui ?
 
Plus que jamais, cette gauche est une succursale du fascisme : parce qu’elle lui prépare le terrain, elle accepte la discussion et le débat télévisuel avec ses représentants lorsqu’elle condamne sans retenue les véritables ennemis de l’ordre et du capitalisme.
 
Tu déclares dans la presse, suite à ces événements : «Si je me suis trompé et si j’ai accusé à tort, je m’excuserai. Si je me suis trompé, je le reconnaîtrai. Il n’y a qu’à faire une enquête.»
 
Maintenant l’enquête rendue : À qui au juste, comptes-tu t’excuser ? À la police ? Au pouvoir ? As-tu pensé une seule seconde à ceux ou celles que tu accuses sournoisement de «faire le jeu de la police» ?
 
As-tu seulement réfléchi que ceux ou celles que tu accables le plus, ce ne sont pas ces «flics blessés dans leur honneur», mais des gens qui ont risqué la prison et ont choisi de lutter de manière offensive, non seulement contre cette nouvelle réforme qui en appelle tant d’autres, mais aussi contre la société qui produit de la misère en abondance, et livre les pauvres à la concurrence de ses maîtres et l’âpre recherche du profit ?
 
Ne sont-ce pour toi que des variables d’ajustement dans le grand jeu de la politique ? Une fois encore : le plus grand de tes torts dans cette affaire n’est pas celui que te reproche la bourgeoisie et ses lois que tu respectes tant, et jusqu’à l’absurde, puisque tu vas jusqu’à promettre de «t’excuser».
 
Ton véritable tort est de ne pas concevoir qu’on puisse lutter d’une autre manière que dans le respect de la loi et de l’ordre, et qu’on n’envisage pas la révolution dans le cadre défini par un parti ou une seule organisation (la tienne ?). Ton tort, outre de ne pas assumer ce qu’implique réellement une révolution, est de ne pas envisager la pluralité révolutionnaire, la diversité des stratégies d’action, la multiplicité des terrains de lutte et de manières de les occuper. Tu es un hégémoniste : en plus de jouer constamment à ce jeu de ventriloquie qui consiste à parler à la place des autres, tu ne leur laisses pas le droit d’avoir un discours propre, d’être radicalement opposé à ta démarche, à ce que tu présentes comme «révolutionnaire», et à tes promesses de campagne qui n’impliquent résolument que les naïfs qui choisissent d’y croire. En outre, si nous voulons vraiment nous débarrasser du capitalisme : les guides, les chefs et les maîtres à penser comme toi ne sont pas juste de «mauvais camarades», je crois sincèrement qu’ils constituent des obstacles. Pourquoi ? Car malgré toutes les bonnes intentions, ils se retrouvent du côté de la loi, du côté des bourgeois, et du côté de l’ordre établi lorsque des troubles apparaissent. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent qu’on les écoute, ils veulent diriger, ils veulent commander. C’est pour ça que les gens comme toi craignent la révolte des masses et respectent la loi : parce qu’ils convoitent le pouvoir pour eux-mêmes. Ils sont incapables de concevoir que les révolutions sont le fait des populations qui se soulèvent et non des arrivistes et des pousseux qui s’évertuent à les ramasser pour mieux les contrôler et les contenir.
 
Nous croyons que chacun doit être son propre chef, qu’il n’existe aucune autre autorité que celle de chacun pour lui-même et de tous pour chacun. Que les mauvais penchants dans les comportements humains proviennent de l’apprentissage de la soumission et de la coercition, et que l’autorité est la soupape de sécurité d’une société divisée en classes.
 
J’ai peu d’espoir sur les réponses que tu puisses apporter à mes accusations qui sont quant à elles bien fondées, ce pourquoi je ne te laisserai pas l’opportunité de me répondre personnellement.
 
La mauvaise foi d’un politique a cela de terrible qu’elle ne connaît pas de limites. Mais j’ai en revanche la prétention de croire que cette lettre mettra au moins en garde ceux ou celles qui t’écouteront parler à l’avenir — toi ou les autres guides improvisés — et répondront à leur demande de bulletins de vote par un avis de non-recevoir sous la forme d’un crachat ou d’un pavé. Parce que je sais que c’est tout ce que mérite la crapule qui n’éprouve aucun scrupule à envoyer des révoltés et des insoumis pourrir dans un cachot.
 
En conclusion, je te retourne le slogan que tu as volé aux piqueteros argentins :
Citation:
«¡ QUE SE VAYAN TODOS, QUE NO QUEDE NI UNO SOLO !», et c’est valable pour toi aussi.

 
Mort au capital ! Mort à l’autorité !
Liberté pour tous et toutes !
 
Salutations anarchistes.
 
Citation:
Signé : un autre enragé qui court toujours
 Jeudi 17 février 2011.


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Farga Pellicer
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MessagePosté le: Lun 26 Mar - 20:34 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

Moi je trouve les deux textes franchement totoïsants. Ils ouvrent d’ailleurs plus de questions qu’ils n’apportent de réponses. Quelques questions, parmi d’autres, auxquelles je tenterai de répondre.



Déjà on pourrait se demander s’il est pertinent de parler d’une culture anti-capitaliste une et indivisible ou si nous devrions parler des cultures anti-capitalistes. A part moi ça n’intéresse personne alors je n’en parlerai pas mais mes réflexions devront apporter des éléments de réponse.



-          D’abord, les concurrents (lire les candidats aux diverses élections de niveau national) à la direction de l’Etat peuvent-ils se faire porteurs d’un programme fondamentalement anti-capitaliste ? D’un programme qui remette en cause les rapports de production qui permettent à une classe, la bourgeoisie, d’exploiter la force de travail d’une autre classe, le prolétariat, par le biais du salariat ? D’un programme qui ne soit pas juste agitation de surface (les profits, les salaires) sans négliger ces questions pour autant ? Je pense qu’aucun des concurrents ne le peut. L’Etat étant l’organisation de classe de la bourgeoisie il est par la même occasion le garant de ces rapports de production. En ce qui concerne le Front de Gauche (PCF + PdG) il me semble qu’il hérite d’une culture anti-capitaliste qu’on peut trouver dans presque toute la social-démocratie radicalisée, à savoir une culture politique profondément réformiste qui une fois au pouvoir s’érigerait en nouvelle classe dominante.
Je ne pense pas non plus que l’on puisse parler de décomposition.  En effet, lorsqu’on observe les discours on s’aperçoit que c’est le même fonds de commerce qui animait le PCF ou le PS dans les années 1970 : le niveau de radicalité divergeait sur le nombre de nationalisations à effectuer une fois au pouvoir. Les rapports de productions étaient également mis au second plan ou occultés.  Aussi, je ne pense pas que le FdG ne soit le symbole d’une décomposition de la culture anti-capitaliste mais simplement la permanence d’une culture anti-capitaliste de surface.
 
-          Le FdG est-il une « succursale du fascisme » ? Là encore je ne crois pas. Si Melenchon défend bien une ferveur patriotique, je pense qu’on est loin du fascisme en tant que tel même si ce type d’attitude tend à créer un terreau favorable à l’extrême-droite. De là à dire quele FdG est un agent autonome (succursale) du fascisme. Après, s’offusquer que FN et FdG débattent c’est aussi refuser que le FN soit un parti comme les autres. Mais là on s’éloigne quelque peu. Néanmoins, là aussi on remarque une permanence avec les cocos des d’après-guerre : la patrie a toujours constitué un élément important du discours, encore plus en France. Et là aussi on peut se poser des questions sur les conséquences ultérieures, notamment dans des régions acquises au PCF et passées FN assez rapidement (Ex : le Sundgau).
 
-          L’audience du FdG ne résulterait-elle pas d’une dépolitisation globale qui nourrit ce genre de discours autant que ceux-ci l’entretient ? Ne serait-ce pas le résultat d’une polarisation croissante du champ politique par les organisations politiques de la gauche de gouvernement depuis la fin des années 1970 ? Le déclin du discours de classe aussi bien politiquement qu’intellectuellement au moment du tournant de la rigueur opéré par le gouvernement de gauche en 1983-84 a irrémédiablement changé la donne en terme de lutte des classes. Mais là encore Melenchon n’invente rien et ne décompose rien, il prolonge seulement un certain nombre de pratiques et de discours bien antérieurs à la création du FdG.
 
En cela, le FdG assure une permanence d’une certaine culture anti-capitaliste qui n’agite que la surface des choses. Il hérite seulement, il recycle mais à mon avis cela fait belle lurette que la culture anti-capitaliste, que cette culture anti-capitaliste, est en décomposition. Enfin, et je finis là, il me semble que présenter comme seule alternative au vote Melenchon (ou autre d’ailleurs)  « une fin de non recevoir sous la forme d’un crachat ou d’un pavé » ne fasse que pousser toujours plus les potentiels électeurs dans ses bras. Sans compréhension pertinente du monde actuel, sans remettre le discours et les pratiques de classe au centre, il me paraît difficile de construire une alternative crédible aux élections pour lesquelles de grands moyens de propagande sont développés.  





Voilà pour mes réflexions en espérant qu'elles en inspireront d'autres Smile


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geoffBG
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MessagePosté le: Mer 28 Mar - 01:01 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

Juste par rapport au totoïsme du texte, je pense qu'au moins le premier pousse à s'organiser dans les syndicats, ce qui est une conclusion important, et pas très "toto".
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MessagePosté le: Mer 28 Mar - 11:20 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

geoffBG a écrit:

Juste par rapport au totoïsme du texte, je pense qu'au moins le premier pousse à s'organiser dans les syndicats, ce qui est une conclusion important, et pas très "toto".
+1 pour le premier texte

Le deuxième je le trouve pas très "toto" non plus, avec la citation de Ricardo Flores Magon ou encore la critique de l'Etat il apporte par exemple ses réponses. Et puis oui, accepter de débattre avec le FN c'est accepter que ce soit un parti comme les autres, c'est accepté que certaines personnes puissent écouter les propos d'unE de leurs membres et donc de les approuver. Donc ça créer un terreau favorable à l’extrême droite.
Et puis il manque quand même beaucoup d'éléments dans ces deux textes, les positions de Mélenchon par rapport à Cuba, Chavez ou le Tibet n'auraient pas été de trop Cool


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Farga Pellicer
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MessagePosté le: Dim 8 Avr - 11:32 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

J'avoue avoir eu un jugement un peu hâtif sur le premier texte. Par contre le second texte, je le trouve "totoïsant" parce qu'on est dans une certaine facilité de discours de dire que le FdG est une "succursale du fascisme". Idem sur la question de la loi et de son respect. Le texte tend à instaurer une dichotomie entre ceux qui vont la respecter (les bourgeois et prétendus révolutionnaires) et ceux qui ne la respectent pas (les révolutionnaires, les vrais). Là encore je pense que c'est plus complexe. Au risque de me faire traiter de bourgeois, il me semble que des lois plus ou moins dures ont toujours existé, servant de cadre et de maintien de la société de classe et du rapport de classe, néanmoins les respecter ou pas dépendent avant tout de l'état des rapports de forces entre bourgeoisie et prolétariat. Après, ça veut pas dire que sur tel ou tel truc on va pas transgresser la loi mais d'une manière générale, tout dépend de ce rapport de force et des solidarités de classe qui peuvent exister (qui aujourd'hui sont au plus bas). Le patron s'il ne se gêne pas pour s'asseoir sur le code du travail c'est parce que le rapport de force lui est favorable. Par contre, lorsque le travailleurs s'en prend durement au patron, il est dans l'illégalité et on porte plainte contre lui... c'est une question de rapport de forces. C'est donc ce rapport de force qu'il faut reconstruire et regagner. Et ça doit passer par l'idéologie avant tout comme contre le FN et l'extrême-droite en général. Dire que le "FN n'est pas un parti comme les autres" ne suffit plus car il ne suffit plus d'ostraciser et je crois qu'il s'est toujours nourrit de notre faiblesse à déconstruire son argumentaire, son programme et à le contrer idéologiquement. D'autant que le FN cherche à gouverner, pas comme au moment où le vieux Lepen était encore à sa tête, puisque celui-ci voulait juste faire chier les gaullistes parce qu'ils ont lâché l'Algérie. Par ailleurs, l'argument consistant à l'ostraciser, je le trouve républicain au possible. 

Cette question de l'idéologie est centrale comme sur la dette par exemple pour laquelle, je trouve, Mélenchon ne fait pas forcément du mauvais boulot en disant que ce n'est pas une fatalité.

Sinon, je tiens à préciser que je ne vote ni Melenchon (son nom est chiant à écrire, ou c'est moi?), ni tout court, j'essaie d'avoir un regard critique sur les faits.      


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geoffBG
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MessagePosté le: Lun 9 Avr - 01:34 (2012)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule. Répondre en citant

Je rejoins assez ton analyse sur l'état du rapport de force.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:07 (2018)    Sujet du message: Mélenchon, ferme ta gueule.

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